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Prévention

Bien s'équiper, un geste essentiel de prévention.

Pourquoi s'équiper ?

- 70 % des incendies mortels 
se déclarent la nuit
 pendant votre sommeil
- Un incendie domestique 
a lieu toutes les 2 minutes
- 1 personne sur 3 sera un jour victime d’un 
incendie domestique
- Les détecteurs de fumée
 sont obligatoires dans 
tous les foyers en mars 2015

Bien choisir son équipement

Disponibles dans tous les magasins de bricolage, les Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumée (DAAF) représentent un budget accessible qui se situe autour de 15€. Le prix évolue ensuite selon les options additionnelles proposées sur le produit. Un DAAF constitue une solution simple, sure et efficace contre les incendies domestiques. En détectant les fumées émises, dès le début d’un incendie, et en émettant un signal sonore, le DAAF permet d’avertir les personnes se situant dans le logement. Un équipement vital la nuit lorsque la maison est endormie. Au-delà du marquage européen CE obligatoire sur les DAAF depuis mai 2007, il est recommandé de choisir un DAAF doté de la certification NF. Cette certification est délivrée par l’AFNOR, organisme indépendant assurant le contrôle régulier du marché. Elle constitue un gage supérieur de fiabilité et d’efficacité, grâce aux contrôles réguliers mis en place.

Un DAAF, comment ça marche ?

Pour réagir aux fumées d’incendie, le détecteur est constitué d’une lampe émettant un rayon lumineux vers une diode photoélectrique. Lorsqu’un incendie se déclare, la fumée monte au plafond se répandant ainsi dans l’appareil. La cellule photoélectrique ne captant alors plus le rayon lumineux, l’alarme sonore se déclenche automatiquement. Les Détecteurs Avertisseurs Autonomes de Fumée fonctionnent sur pile, et émettent un signal intermittent lorsque les piles doivent être remplacées. Ils sont également équipés d’un bouton testant leur bon fonctionnement. Certains modèles sont équipés d’un bouton Pause (Hush®) permettant de désactiver temporairement le détecteur pour éviter les alarmes intempestives dues par exemple aux fumées provoquées par la cuisson ou la vapeur. C’est particulièrement efficace dans des habitations de type studio ou les DAAF sont installés proches de la cuisine ou de la salle de bain.

Un DAAF, comment l’installer ?

Il est nécessaire de positionner le détecteur dans le couloir ou la pièce qui donne accès aux chambres afin que le signal sonore soit entendu par tous les occupants la nuit. Pour les habitations à étage, il est recommandé d’installer au moins un détecteur à chaque niveau du logement et par tranche de 70 m2. S’il n’est pas recommandé de placer un détecteur dans la cuisine, la salle de bains, le garage ou la chaufferie, afin d’éviter les alarmes intempestives provoquées par la vapeur, l’humidité ou la cuisson, il est en revanche recommandé d’installer des détecteurs dans les chambres, la salle à manger et le séjour. Ce complément d’installation permet en effet d’être averti au plus vite dès que les fumées se propagent dans une pièce et donc de réagir dès le début du sinistre. Concrètement pour la mise en place de l’appareil, il suffit de suivre les indications du fabricant et de positionner le détecteur au plafond près du centre de la pièce, à une distance minimale de 30 cm des coins et des murs. Dans les pièces mansardées, le détecteur devra être positionné à moins de 90 cm du point le plus haut du plafond. Enfin, il faut veiller à installer son détecteur à plus de 1,50 m d’un luminaire et à plus de 3 m d’une source de vapeur. Fourni avec vis et chevilles, le détecteur est facile à poser. Muni d’une perceuse, l’installation se fait en 10 minutes maximum. Pour accompagner les consommateurs, Kidde propose une assistance téléphonique joignable au 01 49 39 41 43. Une video expliquant étape par étape l’installation d’un DAAF est disponible sur ci-dessous. Et enfin, chaque notice d’information remise avec les produits Kidde rappelle aux consommateurs les conseils d’installation. Une fois installé, il suffit ensuite de tester une fois par mois le bon fonctionnement de l’appareil à l’aide du bouton test et de remplacer la pile selon les indications du fabriquant. Il est important de ne jamais peindre un détecteur et donc de le couvrir temporairement lorsque une pièce doit être repeinte..
 

Intoxication au monoxyde de carbone, faire face à un tueur invisible

Imperceptible car incolore, inodore et non irritant, le monoxyde de carbone est un gaz dangereux pouvant tuer ou causer de graves dégâts au système neurologique en l’espace de quelques minutes. La majorité des décès dus aux émanations de monoxyde de carbone ou CO survient l’hiver. En effet, ce gaz résulte d’une mauvaise combustion se dégageant des appareils de chauffage fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel ou encore à l’éthanol. Cela se produit notamment lorsqu’une chaudière, une cheminée ou tout autre foyer de combustion est mal entretenu ; avec pour conséquence la production brutale de monoxyde de carbone qui, dans les cas les plus graves, peut atteindre des pics de concentration fatals. En effet, à forte dose, le monoxyde de carbone est mortel en quelques minutes : la victime tombe en syncope et décède. Avec une centaine de décès chaque année, il s’agit de la première cause de mortalité par intoxication accidentelle en France*.

Les risques d’émanation de CO

Les risques d’émanation de CO sont dus à une mauvaise combustion des matières organiques dans les appareils défectueux ou mal entretenus tels que les chaudières à bois, charbon, gaz ou fioul, les cuisinières à bois, charbon ou gaz. Le recours aux groupes électrogènes à essence ou à fioul et les poêles à bois ou à charbon ainsi que les feux de cheminée peuvent également dégager du monoxyde de carbone.

Pour éviter les risques, quelques mesures simples s’imposent

La première mesure est de s’équiper d’un Détecteur Autonome Avertisseur de monoxyde de carbone (ou DAACO) qui émet une alarme sonore en cas de détection d’un niveau dangereux de ce gaz. Afin d’être efficace, le détecteur doit être placé correctement par rapport à la source potentielle d’émission de monoxyde de carbone. Il est recommandé d’installer les DAACO à proximité des installations à risque si celles-ci se trouvent dans l’habitation mais également à proximité des chambres pour alerter les habitants pendant leur sommeil. Pour une sécurité optimale, il est conseillé d’installer un détecteur de monoxyde de carbone par niveau d’habitation.

Être vigilant face à certains symptômes

Le monoxyde de carbone se fixe sur les globules rouges par inhalation et empêche ces globules de véhiculer correctement l’oxygène dans l’organisme. S’en suivent des maux de têtes, nausées, vomissements, qui s’apparentent à un état de fatigue général, souvent assimilés aux symptômes de la grippe ou de l’intoxication alimentaire. Lorsque ces symptômes sont observés chez plusieurs personnes situées dans une même pièce et qu’ils disparaissent hors de la pièce, ce peut être un signe d’intoxication au CO. Dans ce cas, il faut très vite aérer la pièce, évacuer les lieux et appeler les secours en composant le 15 ou le 112.

Faire entretenir régulièrement les matériels de chauffage

Il est conseillé de ventiler quotidiennement sa maison en complément de l’entretien périodique de ses appareils de chauffage.

Pour aller plus loin